Répertoire des œuvres
À propos de l'artiste
Frédérique Laliberté envisage le processus de création de chacun de ses projets comme un épisode risqué et dynamique de sa démarche en arts visuels. Elle ne tente pas d’éviter les obstacles et les limites qui se présentent à elle au niveau des matériaux, de la dimension ou de la composition. En effet, ces embûches lui permettent d’arriver à un résultat final inattendu, parce qu’influencé par ses péripéties de création plutôt que produit selon une image pensée à l’avance. Issues de différentes techniques picturales, ses œuvres tirent leur force de l’importance que l’artiste accorde au mode de présentation et aux relations de cohabitation qu’elles peuvent avoir entre elles. Elle combine des éléments hétéroclites et déroutants afin d’obtenir d’étranges mélanges d’humour, de poésie, d’absurde et de banalité. Sa production artistique actuelle se résume à une quête inexpliquée d’inconfort et d’esthétique par l’association d’images et d’objets incongrus, ainsi que par la lacune avouée et réfléchie de liens évidents entre ces artefacts, lacune qu’elle s’emploie à exacerber par une accumulation de détails incompréhensibles.
Frédérique Laliberté expose ses œuvres à de nombreuses reprises et fait plusieurs résidences de production en centre d’artistes, notamment chez Avatar et à La Chambre Blanche, à Québec. En 2022, elle présente l’installation «Un lieu vide où il ne se passe rien» à la galerie FOFA de l’Université Concordia, qui prolonge la publication de son livre d’art, «Un lieu vide anticipé» (2020). L’artiste est cofondatrice du collectif artistique «On est tu heureux hen» avec Sarah L’Hérault et elle est membre du conseil d’administration du centre Avatar. Frédérique Laliberté est récipiendaire de nombreuses bourses d’études et de recherche, elle reçoit la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain en 2018 et plusieurs bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec. L’artiste présente ses projets dans divers lieux au Canada, en France, au Mexique, en Suisse, en Chine, en Hongrie, dans le désert du Sahara et sur le Web.
Frédérique Liliberté obtient, en 2010, un baccalauréat en arts plastiques de l’Université Laval et, en 2018, une maîtrise en beaux-arts à l’Université Concordia. Elle poursuit des recherches sur les navires, la survie et l’extinction en tant que doctorante en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal.
Vous pouvez suivre l’artiste sur son site Web.
